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Eric Carreel, la 3ème Révolution Industrielle

Docteur ingénieur formé à l’École Supérieur de Physique et de Chimie Industrielles (ESPCI), Éric Carreel est d’abord chercheur avant de fonder Inventel en 1994.  Il devient l’un des architectes du Triple play en Europe, concevant notamment la Livebox. Ayant créé coup sur coup trois start-up dans le domaine des nouvelles technologies : Withings leader de la santé et du bien être connectés ; Sulpteo, plate-forme d’impression 3D et enfin Invoxia qui marque l’avènement du Smart Office Phone, il a été distingué par le prix de l’ingénieur de l’année 2011 et par celui des Technologies Numériques de l’Innovateur 2012.


« Combien avez vous utilisé d’objets depuis ce matin ? » Question d’introduction assez étrange à première vue. Pas tant que ça. Frigo, café, machine à café, tasse. Tant d’objets qui font notre quotidien. « On a 60 objets utilisés depuis ce matin et toujours plus performants, pourtant avant, on en utilisait beaucoup moins. » Ces objets, nous ne les aimons pas tant que ça  car aujourd’hui on parle d’économie de la connaissance  d’économie google, de Cloud, d’écologie et ces objets, sont l’opposé de cela, car ils représentent nos malheurs : la marée noire, le chômage, la solitude, etc.


Un désamour des objets donc. Mais aujourd’hui, Eric Carreel nous apporte une bonne nouvelle : la 3eme révolution industrielle est en marche ! Celle, notamment, des fichiers, de l’impression 3D, des labos de fabrication dans nos villes : les Fab Labs. L’imprimante 3D ? Pour résumer, cela consiste à dessiner notre objet sur l’ordinateur et l’imprimante le mettra en forme, à base de poudre solidifié. Révolutionnaire donc ! On peut tout faire, exemple : une prothèse de hanche en titane totalement faite pour l’individu qui la mettra.


Mais ces imprimantes 3D ne peuvent tout fabriquer. Pas des processeurs, des voitures, des objets hyper techniques en somme. Cette révolution est donc plus globale et s’affirmera dans un processus beaucoup plus important.


Mais quel est la fin de tous ces objets finalement ? Nous aider. Si on va de la récolte à la production d’un objet de 100 grammes, a peu près 100 personnes l’ont créées. Nos téléphones par exemple. L’entraide est à la base de l’objet.


Il y a 3 ans, Nokia sortait 151 modèles différents chaque année, aujourd’hui Apple en propose un par mois. Et pourtant ces derniers sont bien différents les uns des autres, et même plus que les Nokia, pourquoi ? Parce qu’ils deviennent intime avec nos besoins.


Mais plus que cela, aujourd’hui, nous pouvons tous devenir co-créateur des objets grâce aux nouvelles technologies. Par le son de la voix par exemple, on peut créer un vase de sentiment. Incroyable non ? Mais ce qu’il y a de plus important, c’est l’objet relationnel. Le pèse-personne de demain nous donne une courbe sur nos téléphones, on ne calcule plus des mesures mais des tendances ! Aussi, cette balance peut « partager », tweeter votre poids par exemple. Étrange certes, mais cela permet, selon Eric, de passer d’une pression sociale négative à positive, car nous avons besoin d’être accompagné.


Tout cela permet de créer d’énormes bases de connaissance au service de la médecine. Les données sont ici un axe fondamental du propos d’Eric. De la peur du partage des données, nous devenons de plus en plus confiants envers celles-ci.


Pour terminer, Eric lit une citation de Pierre Teilhar de Cardin « Oui, marchons en avant ». Pour Eric Carreel : l’entraide et le faire ensemble sont notre futur.

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